Au nom de l’amour
L’ère du temps nous parle plus de guerre et de sexe que d’amour. Alors au mois de mai, on philosophera plutôt autour de la pureté de ce sentiment qu’au chaos ambiant. On va prendre une grande inspiration. C’est le mois des ponts. Prenons l’air loin, très loin des tracas.
On va s’extraire des combats droitards versus gauchos, racelards versus hippies, misandres versus mascus. Et on va enfiler ces fameuses lunettes roses magiques qui vont transformer notre vision le temps de cette lecture.
Imaginez qu’en ce 1er mai, il ne soit plus question de guerre. À proprement parler, d’abord. Au niveau mondial. Netanyahu est mort d’un cancer des couilles. La Palestine est libre. Trump a fait un AVC fatal à force de faire germer les idées fascistes de son cerveau. L’Amérique est libre. Kim a enfin avoué son péché mignon pour la K-pop. La Corée du Nord est libre. Sans parler de tous ces vilains djihâdistes miraculeusement revenus à la raison et pratiquant désormais un islam modéré. Le Liban, l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie, le Pakistan, le Yémen, le Bahreïn, les Émirats, l’Arabie Saoudite… sont libres.
Plus de guerres des idées, ensuite. Point de vue national maintenant. Plus de politique. On abandonne les camps. Méluche a pris sa retraite et s’occupe de ses petits enfants. Et franchement il est si drôle et bougon comme papy ! Rima, si belle, est devenue une égérie. Bardella a fait son coming out. Il se consacre désormais à sa carrière de Youtubeur et réalise actuellement un reportage en terre algérienne pour renouer avec ses origines lointaines. Marine a rendu l’argent sur fond de plates excuses. Chacun s’est affranchi du mal le plus obscur en lui. Et franchement ? Ça fait du bien à tout le monde.
Dans ce monde utopique si sommairement décrit, chaque schéma parle finalement de liberté. N’est-ce pas ça l’amour ?
